Colonie Paraná (Argentine), le 17 janvier 1876

Résumé

Dans cette lettre datée du 17 janvier 1876 et écrite depuis la colonie de Paraná, François Dutruel répond à son frère au sujet d’un règlement d’héritage, acceptant la somme annoncée à condition qu’elle lui soit versée par l’intermédiaire d’une maison de commerce ou d’une banque de Santa Fé, sans frais.
Il conteste par ailleurs les propos rapportés concernant un cousin, qu’il accuse de mensonge.
Il précise attendre rapidement une réponse afin de pouvoir réaliser une opération commerciale, puis conclut en adressant ses salutations à sa famille.

Note sur la transcription
Cette lettre a été transcrite mot à mot, dans le respect de l’orthographe, de la syntaxe et des formulations d’origine.
Les passages signalés par XXX ou XXXXX correspondent à des mots ou expressions illisibles ou impossibles à déchiffrer avec certitude.
La ponctuation et les majuscules ont été ajustées uniquement lorsque cela était nécessaire à la lisibilité, sans modifier le sens du texte.

Transcription

Colonie Paraná le 17 janvier 1876

Mon cher Frère,

Je reçois à l’instant ta lettre datée du 1ᵉʳ novembre dernier, de laquelle tu m’informes ce qui me revient, d’après ma procuration : la somme de quatre cent cinquante francs.
J’accepte en dernier ressort, à la condition que tu me les feras recevoir dans une maison de commerce de Santa Fé ou à la banque, sans aucun frais.

Quant à ce que tu me dis de notre cousin, ce ne sont que des mensonges, parce que quand il partit d’ici, il est parti d’ici, je ne l’avais vu depuis trois ans et il partit sans que je le voie. Il t’a fait bon semblant pendant qu’il buvait ton vin et ton eau de cerise et mangeait ton cachars.

J’attends ta réponse avec impatience, vu que je n’attends que cela pour réaliser un négoce.

En attendant le plaisir de recevoir ta réponse, je XXX bien à toi et toute ta famille.

Ton frère
François Dutruel

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