Je reçois à l’instant ta lettre datée du 1ᵉʳ novembre dernier, de laquelle tu m’informes ce qui me revient, d’après ma procuration : la somme de quatre cent cinquante francs.
J’accepte en dernier ressort, à la condition que tu me les feras recevoir dans une maison de commerce de Santa Fé ou à la banque, sans aucun frais.
Quant à ce que tu me dis de notre cousin, ce ne sont que des mensonges, parce que quand il partit d’ici, il est parti d’ici, je ne l’avais vu depuis trois ans et il partit sans que je le voie. Il t’a fait bon semblant pendant qu’il buvait ton vin et ton eau de cerise et mangeait ton cachars.
J’attends ta réponse avec impatience, vu que je n’attends que cela pour réaliser un négoce.
En attendant le plaisir de recevoir ta réponse, je XXX bien à toi et toute ta famille.
Ton frère
François Dutruel