Esperanza (Argentine), le 6 mai 1877

Résumé

Dans cette lettre datée du 6 mai 1877 et écrite depuis la colonie d’Esperanza, François Dutruel informe son frère qu’il a bien reçu l’argent envoyé et qu’il fera établir une quittance officielle dès que possible par les autorités de la colonie.
Il explique la brièveté de sa correspondance par les circonstances et indique qu’il préfère réserver certaines explications à une conversation directe.
Il donne ensuite des nouvelles très positives de la santé de sa famille et annonce l’envoi prochain d’une photographie familiale accompagnée de la quittance.

Note sur la transcription
Cette lettre a été transcrite mot à mot, dans le respect de l’orthographe, de la syntaxe et des formulations d’origine.
Les passages signalés par XXX ou XXXXX correspondent à des mots ou expressions illisibles ou impossibles à déchiffrer avec certitude.
La ponctuation et les majuscules ont été ajustées uniquement lorsque cela était nécessaire à la lisibilité, sans modifier le sens du texte.

Transcription

Colonie Esperanza, le 6 mai 1877

Cher Frère,

Je m’empresse de t’écrire cette lettre pour que tu ne sois pas dans l’inquiétude pour cette somme que tu m’as envoyée et que j’ai reçue au complet.
Donc, mon cher frère, pour la quittance ne sois pas en peine ; au plus tôt que j’aurai l’occasion de la faire faire au chef de police de la colonie, sur papier timbré, je te l’enverrai par la poste.

Tu m’excuseras si je te fais attendre dans mes réponses, tu connais le cas pourquoi.

J’aurais bien des choses à te dire ou t’expliquer par-ci par-là sur certains points, mais qu’il ne vaut pas la peine de faire écrire par la main d’un autre. Je te dirai seulement que ma famille et moi, nous nous portons tous à merveille, et chacun respire à plein poumon. Je t’enverrai la photographie de tous ; je n’ai pas honte de te l’envoyer et de te faire voir de mes rejetons ; je te l’enverrai en même temps que la quittance.

Ainsi donc, cher frère, reçois mes sincères salutations.

François Dutruel

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