Colonie San José (Argentine), 5 octobre 1880
Résumé
Dans cette lettre écrite depuis la colonie de San José, Jacques-François Bouvet informe Joseph de l’envoi d’un titre ou document officiel dont l’obtention a nécessité plusieurs démarches et frais.
Il évoque la possibilité pour son correspondant de venir en Amérique, notamment en cas de difficultés en Europe, et demande des nouvelles du pays, des familles et des événements récents.
Il annonce la confirmation religieuse de plusieurs enfants de la famille et précise que tous sont en bonne santé.
La lettre se termine par quelques mots sur les travaux de moisson, décrits comme particulièrement pénibles, ainsi que par des salutations adressées aux proches et connaissances.
Note sur la transcription
Cette lettre a été transcrite mot à mot, dans le respect de l’orthographe, de la syntaxe et des formulations d’origine.
Les passages signalés par XXX ou XXXXX correspondent à des mots ou expressions illisibles ou impossibles à déchiffrer avec certitude.
La ponctuation et les majuscules ont été ajustées uniquement lorsque cela était nécessaire à la lisibilité, sans modifier le sens du texte.
Transcription
Colonie San José, le 5 octobre 1880
Cher Joseph,
Je me presse de vous envoyer le titre pour vous, qui doit être bon. J’ai fait toutes les courses possibles pour qu’il soit bon, car vous ne penseriez pas ce qu’il m’a coûté. Il faut payer les signatures chères à présent.
Si vous ne pouvez pas vous marier, vous viendrez en Amérique. Vous serez d’abord marié sans point d’embarras.
Je pense toujours qu’à La Vernaz on vous a fait des embarras où il ne fallait pas, sans vous dire qui vous répondrait si c’est valide ou pas. Et des nouvelles du pays, et les morts, les nouveaux mariés et les XXX, et pourquoi Louis Morand est en prison ? Tu diras à la Marie XXX, elle dit assez toute que la Rose commande XXX Béchet est morte il y a X semaines.
Nous, à vous, à la XXX, il y a un mois l’Albert et François ont été confirmés, et les deux fils de l’Elie.
Grâce à Dieu, nous sommes tous en bonne santé. Je désire que la présente vous trouve de même et que vous fassiez un bon mariage ; que Dieu vous donne sa bénédiction. Pour nous, on vous la souhaite.
Nous sommes au grand temps des moissons ; c’est le travail le plus pénible qu’il y a en Amérique. Pas autre chose à vous dire pour le moment.
Donne le bonjour aux amis qui parleront de nous.
Je suis ton dévoué,
Jacques François Bouvet
Vous verrez XXX que c’est consulaire. Je viens de la charger à la poste, Colon, le 5.
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(document d’archive, écriture manuscrite d’origine)
