La Vernaz – Jacques François Bouvet – 1829 – 1901

Colonie Hoker (Argentine), 01 janvier 1892

Résumé

Dans cette lettre écrite le 1er janvier 1892 depuis la colonie Hoker, Jacques-François Bouvet informe son beau-fils et sa fille de l’arrivée de Josué avec diverses commissions envoyées d’Europe, notamment des plants et des vêtements. Il donne des nouvelles rassurantes de la famille, tous étant en bonne santé. Il les encourage à venir s’installer en Argentine, expliquant qu’un fermier quitte une exploitation et qu’ils pourraient y trouver travail et terres à cultiver. Il insiste pour qu’ils prennent leur décision ensemble et leur adresse enfin ses vœux de bonne année pour toute la famille restée à La Vernaz.

Note sur la transcription
Cette lettre a été transcrite mot à mot, dans le respect de l’orthographe, de la syntaxe et des formulations d’origine.
Les passages signalés par XXX ou XXXXX correspondent à des mots ou expressions illisibles ou impossibles à déchiffrer avec certitude.
La ponctuation et les majuscules ont été ajustées uniquement lorsque cela était nécessaire à la lisibilité, sans modifier le sens du texte.

Transcription

Colonie Hoker, le 1er janvier 1892

Cher beau-fils et fille,

Je m’excite de t’écrire ces quelques lignes pour vous faire savoir que Josué est arrivé à la maison. Toutes les commissions bien en règle. Je crois que les plants de groseilles seront peut-être XXX XXX.
Je crois que la deuxième végétation sera bonne pour les faire repousser. Les graines de groseilles, nous n’avons point reçu.

J’ai reçu le tricot qui me va parfaitement bien, je vous en remercie.
Seulement les bas, il y a deux paires de bas mais trois qualités.

Nos nouvelles, grâce à Dieu, au général, tous nous sommes en bonne santé. Je désire que la présente vous trouve de même.

Cher beau-fils et fille, vous savez que je vous ai dit plusieurs fois que si vous étiez gênés à La Vernaz qu’il fallait venir nous rejoindre en Amérique. C’est la dernière fois que je vous en parle et peut-être que vous perdez la fortune à vos enfants.

Il y a un des fermiers qui sort l’année prochaine. Il y a quatre ans il est entré avec rien et à présent il achète la terre et 50 journaux de terre à semer. Ainsi vous pourriez venir avec votre famille. Il y a bœufs, charrue et tout ce qu’il faut.

L’argent que j’ai encore à La Vernaz pour venir sera à votre disposition pour venir.

Et soyez bien d’accord pour venir. Vendez ce que vous pourrez, allouez le reste, pourvu que vous puissiez arriver. C’est ce qu’il y en faut.

Cher beau-fils et fille, si vous vous décidez à venir ou non, vous répondrez. Mais soyez bien d’accord, autrement restez où vous êtes.

Pour le moment, pas autre chose à vous dire. Faites votre examen patience pour lire. Je suis fatigué et pressé et Josué vendange et travaille avec nous.

Vous donnerez bien le bonjour à tous, parents et amis. N’oubliez pas mon ami Victor Morel.

Votre père et mère pour la vie.

À Dieu. Lettre, tu t’en vas souhaiter la bonne année à La Vernaz à tous.

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(document d’archive, écriture manuscrite d’origine)

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